Il a été démontré selon beaucoup d’études, que les désirs d’une femme varient en fonction de la phase de son cycle menstruel.

Le cycle menstruel se divise en plusieurs étapes :

-La phase folliculaire : Aussi appelée, phase pré-ovulatoire. Lors de cette phase, la sécrétion d’oestrogène augmente énormément. C’est le moment ou la fertilité de la femme est à son maximum.

-L’ovulation : Lors de cette période, l’hormone lutéinisante (LH) augmente brutalement, le follicule se rompt pour libérer l’ovule.

-La phase lutéale : Dernière partie du cycle qui se caractérise par la sécrétion de progestérone.

D’innombrables études nous montrent que les femmes ont deux types de préférences masculines, selon la période de son cycle menstruel.

Pendant, la phase folliculaire (phase où la femme est fertile), la femme aura tendance a être attiré par les hommes plus masculins, plus « virils ». Les hommes possédant de « bons gènes » (mâle alpha).

Selon la psychologie évolutionniste, cette préférence pour les hommes très masculins lorsqu’une femme est très fertile est un mécanisme permettant de maximiser la qualité des gènes obtenus.

Des études complémentaires démontrent que lors de la phase lutéale (phase moins fertile du cycle) une hormone est produite en quantité il s’agit de la progestérone. Hormone présente en quantité élevée notamment durant la grossesse. Voyez comment la nature a bien fait les choses. Cette hormone va augmenter l’attraction des femmes envers les hommes possédant des qualités de bons pères (stabilité, générosité ect).

En résumé, le cycle menstruel illustre à merveille la stratégie sexuelle des femmes :

Forte attraction envers les bons gènes lorsqu’elle est très fertile puis après cette phase de fertilité, forte attraction envers les hommes manifestant des signes de stabilité et prêt à s’investir.

Le hic, c’est que les hommes ayant de bons gènes ne sont pas forcement des bons pères et vice-versa.

C’est pour cette raison que durant cette phase fertile, que beaucoup de femmes témoignent être très attirées par d’autres hommes que leur partenaire actuel.

La réponse de la psychologie évolutionniste :

Avant le développement de la médecine moderne, les taux de mortalité infantile étaient très élevés. Par conséquent, les femmes étaient attirées par les hommes les plus forts et masculins simplement car ils garantissaient un taux de survie plus élevés. Néanmoins, ces hommes forts n’étaient pas forcement toujours à leur côtés, une femme ne pouvant pas survivre seul, elle se devaient d’avoir des hommes à ses côtés, c’est pourquoi elle devait s’associer impérativement avec des hommes stables, protecteurs et généreux.

Mais ça c’était avant! C’est du passé non? Absolument pas! C’est ici que s’applique le principe Mismatch: les stratégies adoptées par nos ancêtres sont ancrées en nous et ainsi toujours appliquées inconsciemment et ce malgré le développement de notre société.

Je finis cette article sur les mots de Martie Haselton, professeur à l’Institute for Society and Genetics de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), chercheuse pionnière sur la façon dont les cycles ovulatoires influencent la sexualité des femmes et comment les changements hormonaux affectent leurs relations sociales :

 «Du point de vue reproductif, les femmes auraient bénéficier de la sélection de partenaire possédant des caractéristiques propre au bon père, mais elles auraient aussi bénéficier de la sélection de partenaires possédant de bons gènes. Ainsi, l’idéal pour une femme était de sécuriser un bon père en étant dans une relation longue avec celui-ci, tout en récupérant des gênes d’un homme en possédant des meilleurs gènes à travers une tromperie. »